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PhiloCité

PhiloCité développe la cohérence de son activité non seulement en travaillant avec les jeunes, mais aussi auprès du monde dans lequel ils évoluent.

En suivant une logique transsectorielle, PhiloCité a développé de nombreux contacts dans le monde du travail en général et de la santé en particulier.
Depuis septembre 2016, PhiloCité a ainsi accompagné dans ses réflexions une trentaine d’équipes des secteurs des soins de santé et du travail social (maisons médicales, services de santé mentale, soins palliatifs, pédiatrie, centres PMS, médiateurs scolaires, projets housing first, psychologues de première ligne…).

Ce travail de longue haleine permet l’élaboration progressive d’un état des lieux et d’une identification des besoins ajustée au réel.

Éléments de méthode :

Analyser ses pratiques nécessite avant tout de développer une manière commune de discuter qui permette d’exploiter les différents points de vue, expériences et savoirs présents autour de la table. Il s’agit à la fois de rester en contact avec le réel (en ne se contentant pas de généralités abstraites) et d’exploiter la multiplicité des personnes présentes autour de la table (en questionnant les évidences consensuelles et en débusquant les effets d’autorité).

Pour créer les conditions d’interlocution permettant le processus de théorisation à partir de situations vécues, nous nous inspirons des principes et des objectifs de la discussion philosophique et nous veillons en particulier à :

  • décrire avec soin les situations problématiques, afin d’appuyer ensuite des analyses allant au-delà de « faits » risquant toujours d’être présentés comme des évidences irréductibles ;
  • éviter que le traitement d’un problème rencontré par le groupe ou par l’un de ses membres ne se transforme en tribunal. Il s’agit de comprendre ensemble les différents ressorts du problème que l’on soumet à l’analyse ;
  • maintenir le groupe présent comme sujet et acteur du travail de supervision, en tant qu’il est le produit des relations qui s’établissent en son sein et avec l’extérieur. On visera à favoriser l’émergence d’un groupe au maximum autonome, c’est-à-dire capable de mesurer et de traduire les contraintes qui pèsent sur lui à l’aune de ses propres normes, c’est-à-dire de réduire d’autant l’hétéronomie ;
  • traduire les unes dans les autres les catégories mobilisées afin d’éviter le réductionnisme théorique et l’affrontement entre écoles ou formations professionnelles.


Chaque projet d’accompagnement/intervision/supervision est élaboré au préalable avec l’équipe ou ses représentants afin d’identifier le plus clairement possible les conditions initiales et de s’accorder sur les modalités du travail en commun.